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BRUXELLES ACCUEILLE « LOADING CASA… », L’EXPOSITION QUI VOUS TRANSPORTE AU CŒUR DE LA VILLE BLANCHE

Credit photo @Aicha El Belioui

Credit photo @Yoriyas Yassine Alaoui Ismaili – « Casablanca not the movie »

Le Festival annuel « Moussem Cities » à Bruxelles ouvre ses portes avec l’exposition « Loading…Casa » présentée précédemment à la Dubai Design Week, à partir du Vendredi 2 Février, jusqu’au 28 Février, à « De Markten » (Entrée gratuite).

« Cette exposition, organisée sous le commissariat de Salma Lahlou (fondatrice de « Thinkart ») est une invitation à vivre la ville intangible de Casablanca et la lire à travers la photographie, la vidéo, l’installation sonore, la tapisserie, les images d’archives, la photographie contemporaine, et le dessin. Elle retrace les oeuvres des artistes Zineb Andress Arraki, Aicha El Beloui, Mostafa Maftah, Hicham Lasri, Anna Raimondo, Yassine Alaoui Ismaili, Fatima Mazmouz et Mohamed Tangi. »

Dans le cadre de la redécouverte de sa ville « Casablanca », Salma Lahlou (Commissaire de l’exposition) à rencontré ses habitants et ses artistes , »Ceux qui se réclament de cette ville ou encore ceux et celles dont c’est le sujet d’étude », afin de mieux comprendre ce que c’est qu’être Casablancais. Elle a souhaité retracer cinq axes majeurs à travers cette exposition: un axe géographique qui comprend les polarités centre/périphérie, un axe social tenant compte de la grande mixité de la ville, un axe politico-culturel, un axe lié à l’aspect historique ou plutôt « mémoire amnésique »(Casablanca cultivant l’obligation d’oubli), et enfin « l’hédonisme » de Casablanca propre aux villes coloniales, avec une place centrale attribuée à la société du spectacle.

Credit photo @Zineb Andress Arraki – Série CAZAA, 2017

En un siècle, Casablanca qui compte à l’heure actuelle 4 millions d’habitants a subi des mutations profondes, entre l’époque de la colonisation française, l’indépendance du Maroc en 1956 et aujourd’hui. Face à une population de plus en plus importante, des nouveaux centres urbains voient le jour, transformant ainsi la ville. C’est aussi à Casablanca qu’est apparu en 1913, le terme de « bidonville », face à une pénurie de logements.

Aicha El Beloui, à travers son oeuvre « Map of the Legend », propose une lecture topographique de Casablanca. Elle y explore les différents repères historiques de la ville ainsi que son coté portuaire indispensable pour son commerce. Elle témoigne aussi de la croissance urbaine fulgurante de Casablanca sur un siècle.

Anna Raimondo, quant à elle, propose un travail d’écoute et de réinterprétation, avec son oeuvre « Casablanca Tells » qui nous transporte dans l’atmosphère du quotidien Casablancais (le bruit pesant des Klaxons de la ville, l’odeur d’iode de sa jetée ou ses poubelles, etc…).

Zineb Andress Arraki, dans sa série photographique ‘CAZAA’, propose des fragments de Casablanca qu’elle collecte depuis des années sous son regard expert quant à l’architecture de la ville.

Credit photo @Fatima Mazmouz – « Casablanca mon amour – Liaisons dangereuses – Brahim Roudani »

Yassine Alaoui Ismaili, alias Yorias, à travers sa série ‘Casablanca Not the Movie’, retranscrit la photographie de rue au plus proche de la réalité.

Coté film, « CasaOneDay » de Hicham Lasri confie la découverte de la ville à un enfant et un miroir. Le miroir devient un medium révélateur d’une quatrième dimension.

Mohamed Tangi et Fatima Mazmouz, quant à eux, reprennent l’axe de la « mémoire amnésique » dont souffre Casablanca, et accordent une grande importance à garder des traces de cette ville en perpétuel mouvement.

Fatima Mazmouz réalise une forme d’archive (collecte de données et divers documents) qui pourrait constituer cette mémoire collective, dans un parcours affectif mais aussi historique. Elle y explore le nationalisme à Casablanca et la résistance au colon: « La Oumma » ou Nation en arabe.

Credit photo @Mostafa Meftah – « Feu en Ocean » – Tapisserie

Mostafa Maftah aborde les multiples facettes de Casablanca sous ses aspects géographiques, sociaux, politico-culturels, historiques (mémoire), et hédonistes, en utilisant entre autre la tapisserie.

En marge de cette exposition, aura lieu une table ronde ainsi qu’une rencontre avec les artistes le 10 Février 2018.

Organisé par Moussem Centre Nomade des Arts et des partenaires bruxellois, le festival « Moussem Cities » se focalise chaque année sur une métropole arabe, occupant un rôle prépondérant dans le monde arabe contemporain grâce à son dynamique artistique.  Après Tunis et Beyrouth, c’est au tour de Casablanca d’être sous les projecteurs cette année.

Casablanca « l’Unique », mais aussi la plus grande ville du Maroc, mégalopole, ville portuaire et carrefour historique à l’intersection du monde arabe, européen, subsaharien et des territoires d’outre-mer. « C’est aussi à Casablanca que pour la première fois l’on assiste à un phénomène de mixité, qu’on retrouve principalement dans les zones prolétaires telles que le Maârif, les Roches noires ou les Carrières centrales », précise Salma Lahlou.

Le festival réunit cette année, et jusqu’au 28 Février, plusieurs artistes marocains, qui mettent en lumière la ville de Casablanca sous leurs regards subjectifs,  à travers des spectacles, performances, concerts, rencontres, films, expositions, etc.

 

Exposition « Loading….Casa »

Du 02 Février au 28 Février 2018

Ouverte du mardi à dimanche de 12 à 18h –  Entrée gratuite

Conversation, table ronde et rencontre avec les artistes le 10 Février 2018 de 14H00 à 17H00

Lieu: DE MARKTEN – 5 Vieux Marché aux Grains – Bruxelles

 


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