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CINEMA: NOTRE SELECTION DU FESTIVAL DE CANNES 2018

CINEMA: NOTRE SELECTION DU FESTIVAL DE CANNES 2018

A l’heure où l’affiche du Festival de Cannes fait honneur au baiser cinématographique avec Jean Paul Belmondo et Anna Karina, nous sommes tous émerveillés par la magie véhiculée par cet événement mondial du cinéma.

21 films sont en compétition pour la palme d’or qui sera remise ce Samedi 19 Mai, par le Jury de cette 71ème édition, présidé par l’actrice Cate Blanchett:

« Capharnaüm » de Nadine Labaki , « Yomeddine » de Abou Bakr Shawky, « Ahlat Agaci » (« Le Poirier sauvage ») du Turc Nuri Bilge Ceylan, « Ayka » du Kazakh Sergueï Dvortsevoy, »Le Livre d’image » de Jean-Luc Godard, »Lazzaro Felice » de Alice Rohrwacher, « Zimna Wojna » (« Cold War ») de Pawel Pawlikowski, « Dogman » de Matteo Garrone, « Leto » (« L’Eté ») de Kirill Serebrennikov, « En guerre » de Stéphane Brizé, « Plaire, aimer et courir vite » de Christophe Honoré, « Les filles du soleil » d’Eva Husson, « Un couteau dans le cœur » de Yann Gonzalez, ‘Under the Silver Lake » de David Robert Mitchell, « BlacKKKlansman » de Spike Lee, « Ash is Purest » de Jia Zhangke, « Netemo Sametemo » (Asako) de Ryusuke Hamaguchi, « Shoplifters » de Kore-Eda, « Buh-Ning » (« Burning ») de Lee Chang-Dong, « Three Faces » de Jafar Panahi, « Todos lo saben » (« Everybody knows ») de Asghar Farhadi.

Kawn Culture a sélectionné pour vous quelques films visionnés:

Une spéciale mention pour « Les filles du soleil » de Eva Hudson. On y retrouve des combattantes kurdes, ces « filles du soleil », au sein d’un bataillon de femmes soldates, dirigé par Bahar (la sublime actrice iranienne Golshifteh Farahani), Anciennes Prisonières d’extrémistes, séquestrées et bafouées de leurs droits, elles reprennent le pouvoir et décident de lutter sans relâche, au nom de leur liberté et de leur dignité. A leur coté, Mathilde (Emmanuelle Bercot), reporter Francaise, venue témoigner de l’horreur du vécu, et du courage de ces femmes Yézidies devant faire face quotidiennement à la violence extreme des Djihadistes. Le film fait fortement allusion au massacre perpétré par l’Etat Islamique au Kurdistan, notamment à travers le marché aux esclaves sexuels, où femmes et enfants sont marchandés.

« Yomeddine » de Abou Bakr Shawky. Un film poignant sur la condition des lépreux. Bashay, homme lépreux aujourd’hui guéri ayant gardé les traces de la maladie, brave et courageux, décide pour la première fois, à la mort de son épouse, de partir à la recherche de ses racines, sa famille qui l’a abandonné. Il quitte sa colonie de lépreux, et décide de s’aventurer à travers l’Egypte, accompagné d’un orphelin Nubien qu’il adopte tout au long de son parcours. Moqué de tous et humilié, c’est avec courage et dignité qu’il part à la quête d’une famille, sans doute à la recherche d’humanité et de réconfort, dans un monde dur et sans pitié….

« Plaire, aimer et courir vite » de Christophe Honoré. Un film relatant d’une histoire d’amour entre homosexuels dans un Paris des années 90. Arthur, étudiant de 20 ans à Rennes, rencontre Jacques, écrivain, et décide de le suivre à Paris. Jacques, victime du Sida, ne lui reste plus que quelques jours à vivre….ce film relève d’une forte sensibilité et d’un jeu d’acteurs profond, à travers la création de liens sentimentaux forts.

« 3 Visages » de Jafar Panahi (Iran, 1h50). Une celebre actrice Iranienne reçoit la  la troublante vidéo d’une jeune fille artiste implorant son aide pour échapper à sa famille conservatrice… Accompagnée de Jafar Panahi, elle prend  la route en direction du village de la jeune fille, dans les montagnes reculées du Nord-Ouest de l’Iran, où les traditions ancestrales continuent de dicter la vie locale. Ce film souligne la difficulté d’être un artiste en Iran.

Dans la catégorie « Un certain Regard » dont le jury est présidé par l’acteur Benicio Del Toro, Kawn Culture a retenu:

Une spéciale mention pour « Gueule d’ange » de Vanessa Filho, avec Marion Cotillard et A. Aksoy-Etaix. Une jeune femme vivant seule avec sa fille de huit ans, vit comme une adolescente de quinze ans. Fan de boites de nuits et de sorties jusqu’au petit matin, elle décide de partir un soir et laisse sa fille, Elie, livrée à elle même. A l’image de sa mère, gouter aux bouteilles d’alcool devient presque une habitude…En manque d’amour maternel, elle rencontre sur son chemin un jeune homme, à qui elle lui réclame une présence et l’affection quelle n’a pas eu…

« Mon tissu préféré » de Gaya Jiji. Nahla est une jeune fille célibataire, vivant avec sa mère et ses deux soeurs dans la banlieue de Damas. Lorsque sa mère lui présente Samir, syrien vivant aux Etats-Unis, c’est l’occasion pour eux toutes d’espérer à une vie meilleure. Mais celui-ci décide de se marier à sa cadette Myriam….Elle rencontre sur son chemin sa voisine, Jiji, qui dirige une maison-close deux étages plus haut, où Nahla décide de s’installer pour un temps, prétextant vouloir recevoir son amant. Elle y sera alors confronté à ses propres peurs et désirs.

Un festival riche en émotions….


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