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« KABAREH CHEIKHATS »: LA NOSTALGIE DE LA « AITA »...

« KABAREH CHEIKHATS »: LA NOSTALGIE DE LA « AITA »

Musique – Un bel hommage à la « Aita »

Indépendantes et libres de part leur verbe, leur ton et leurs moeurs, les Cheikhats, ces chanteuses et danseuses populaires Marocaines, longtemps décriées car jugées » vulgaires » , ont pourtant marqué les esprits et les générations.

S’inspirant de la vie sociale marocaine, elles exercent l’art de la « Aita », symbole de la musique populaire, qui raconte la nostalgie et les aspirations, les plaisirs comme les douleurs.

Ces femmes courageuses ont souvent beaucoup sacrifié de leur vie pour exercer leur passion. Elles font partie intégrante d’un patrimoine, d’un héritage et d’une histoire riche.

Puisant leur inspiration de la célèbre chanteuse FATNA BENT LHOUCINE, et dans la continuité de ce qu’a commencé feu Bouchaib El Bidaoui, la jeune troupe « Jouk Attamthil Al Bidaoui » présente le spectacle KABAREH CHEIKHATS. Interprété par des hommes déguisés en femmes qui reprennent le répertoire musical populaire marocain, ce show se transformant en cabaret le temps d’une soirée, fait revivre au public l’âge d’or de la « Aita », à travers une mise en scène originale mêlant chant et danse.

Fatna Bent Lhoucine

La troupe ne se contente pas d’interpréter les textes ou de les jouer, mais s’inspire également du patrimoine matériel marocain – costumes, maquillages, instruments de musique –, et immatériel : textes oraux, chansons, rythmes, le tout avec finesse et glamour.

RENCONTRE GHASSAN EL HAKIM , METTEUR EN SCÈNE ET UN DES COMÉDIENS DE LA TROUPE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est en 2014, à la suite de la 4e edition du festival MASNAA, que Ghassan El Hakim metteur en scène et comédien, décide de monter un spectacle autour des Cheikhats, interprété par des hommes.

Bercé par les chants de la celèbre FATNA BENT LHOUCINE, idole de sa Grand mère, le metteur en scène s’intéresse de plus prés à la signification des paroles et se documente sur l’histoire du Maroc féodal où, les cheikhats étaient déjà omniprésentes.

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©Seif Kousmate

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©Seif Kousmate

Il est également fasciné par des cheikha telles que « Kharboucha » ou encore « Lhammounia », considérées comme les reines de la « Aita », et puise son inspiration dans les cabarets, ainsi que dans la littérature du patrimoine culturel musical marocain.

Apres s’être produits au theatre de la FOL, à la villa des arts de Casablanca, ou encore à l’espace Tabadoul à Tanger, la troupe qui fêtait récemment le premier anniversaire de KABAREH CHEIKHATS, seront en concert ce Vendredi 7 Juillet à 22H00 au Vertigo (Casablanca). Suite au succès rencontré par ce spectacle et l’engouement du public, d’autres représentations sont à venir, pour le plaisir des amateurs de danse et de « Aita ».

 

 

 

 

 


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