En Lecture

PORTRAIT DE GHIZLANE AGZENAI: L’ETOILE MONTANTE MA...

PORTRAIT DE GHIZLANE AGZENAI: L’ETOILE MONTANTE MAROCAINE DE L’ART URBAIN

Mural Harbor »- Linz – Autriche – Octobre 2018

Credit Photo @Joseph Ouechen

Autodidacte, Ghizlane Agzenai est la nouvelle révélation de cette génération montante de l’art urbain au Maroc.

C’est dans le 10ème arrondissement de Paris, Station Oberkampf , que Ghizlane Agzenai signe son dernier mur, succédant ainsi, après une longue liste d’attente, à des artistes de renommée internationale.

Fonctionnant à l’intuition, c’est un univers riche en couleur et en formes géométriques conçu à partir d’une forme de jeux vidéos, que la jeune artiste de 29 ans nous offre à contempler au sein de son atelier casaoui.

Des toiles, des totems, et même ses toutes nouvelles créations, des installations électriques, véhiculant optimisme et bonne énergie, deux valeurs chères à l’artiste.

Son inspiration provient entre autre de films de science fiction, notamment Star Wars ou encore ceux de Stanley Kubrik, dont la lumière et les formes géométriques la fascinent.

Festival « Ús Barcelona » – Espagne – Octobre 18

Dans le milieu de l’art Urbain international, Ghizlane est particulièrement touchée par les oeuvres de Felipe Panton et Frank Stella Vazarelli, cette génération d’artistes des années 60 qui jouent sur la technologie et l’art optique.

Le parcours professionnel de Ghizlane Agzenai ne l’a prédestiné pourtant pas à une carrière artistique. Elle est d’abord chef de projet dans une agence de story telling, consultante en communication, puis co-fondatrice d’un studio de design à Casablanca , avant de s’envoler en 2016 pour Berlin, dans l’objectif de réaliser l’un de ses rêves: travailler aux cotés de ses artistes fétiches.

Elle rencontre ainsi les Low Brows, le célèbre duo d’art urbain et contemporain, avec qui elle collabore pendant six mois. C’est alors l’opportunité de developper son travail aux cotés d’artistes d’envergure qui lui offrent une visibilité et un réseau de taille, qu’elle leur obtient en retour au Maroc.

Le mur Oberkampf – Paris – Août 2018

Ghizlaine est alors repérée pour exposer dans diverses galeries à Berlin, à Casablanca, puis à Rabat, dans le cadre du festival « Jidar 2017 », où elle réalise l’un des murs du Musée Mohammed VI d’Art Contemporain. Elle est aujourd’hui amenée à participer à des festivals d’art Urbain dans les quatre coins de l’Europe où elle réalise ses murs avec passion, finesse et précision.

Elle est conviée cette année au festival « Us Barcelona », ou encore à la « Mural Harbor Gallery » à Linz en Autriche où des artistes de tous bords investissent les façades de bureaux et de vieux entrepôts.

Festival Jidar 2017 – Facade du Musée Mohammed VI d’Art Contemporain – Rabat

Elle se dit fière de l’ampleur que prend le street art au Maroc, notamment à travers « Jidar » et « Sbagha bagha », deux festivals où dans un esprit d’échange et de partage, des artistes internationaux venus du monde entier côtoient les jeunes artistes marocains.

Son mot de la fin: « Croyez toujours en vous, quelque soit votre rêve. »

 

  @http://Instagram.com/GhizlaneArt

 @https://web.facebook.com/UltraGhiz

 

 


Commentaires fermés